“Dans la Rue Il n’y a pas de Règles” par Frelon-K

Dans un sens je regrette la période dorée du jeu vidéo qu’a été la décennie des années 90. Une période qui a été, pour ma part, dominée par Sega. C’est cette firme qui a, pour moi, le mieux démontré ce que devait être le jeu vidéo. C’est donc cette période que j’essaie tant bien que mal de faire renaître de ses cendres, quitte à tout prendre à contrepied.

A l’heure ou DLC ne signifie plus “Dans Le Cul” mais un modèle économique à part entière, quel studio indépendant espère faire du chiffre s’il ne sort que des jeux qui se suffisent à eux-mêmes ? Et me voilà accablé par ce constat tragique.

Dix années en arrière, avec l’avènement d’Internet, nous avions été émerveillés par Armor Games et son concurrent Kongregate, sites leaders des jeux en Flash. Je ne sais pas trop ce qu’il est advenu d’Armor Games depuis qu’il a été dépassé par son adversaire. Adversaire ayant par ailleurs sorti son propre client de jeux, sans doute pour espérer faire de l’ombre à Steam. Déjà que Epic Games a du mal à concurrencer Steam, je ne vois pas trop ce que Kongregate cherche à faire. Certes, l’équipe est compétente, mais ça ne veut pas dire qu’ils savent, en interne, travailler ensemble. De plus, la réputation de Kongregate qui a longtemps été acquise est, aujourd’hui, à refaire, la faute à une ergonomie qui n’inspire pas la confiance. Quant à Epic Games, les conditions de travail lamentables dans lesquels évoluent les développeurs de Fortnite ont généré bon nom de de bad buzz (justifiés).

L’éternel combat des producteurs de musique…

Si c’est gratuit…

…vous connaissez la suite. Un conseil, de développeur à consommateur : un très grand nombre de jeux mobile soi-disant gratuits allègent le compte en banque ! Et si ils n’allègent pas le compte en banque, ils récupèrent généralement vos données personnelles (data), non pas pour les revendre, mais pour les (faire) analyser et en déduire quelles informations à envoyer à vos yeux pour que votre cerveau soit plus enclin à acheter.

Faites-vous payer, bon sang !

Je suis convaincu qu’une entreprise de jeux vidéo a beaucoup plus de chances de percer lorsque les produits (jeux vidéo donc) qu’elle propose au consommateur final donnent à ces derniers ce qu’ils attendent d’un jeu vidéo. Et ce qu’on attend d’un jeu vidéo, c’est du fun.

Des tas de souvenirs dans le désordre surgissent dans ma tête au moment où je rédige ces lignes, mais puisqu’il en faut un, en voici au hasard : j’ai joué il y a très longtemps à un jeu flash sur Armor Games, je crois que le jeu s’appelait Upgrade Complete. Dans ce jeu, tout était à améliorer, un peu à la manière d’un Disgaea (que je recommande aussi, au passage). Lorsque l’on terminait le jeu, celui-ci nous envoyait une pique acide en faisant bon de nous rappeler qu‘il faudrait davantage jouer à un jeu vidéo pour le fun qu’il nous procure, plutôt que pour la complexité de son arbre de compétences. Et oui !

J’analyse ce que “les autres”, potentiels partenaires, potentiels concurrents, ont fait. J’en déduis ce qu’il faut faire, j’en déduis également quelles sont les erreurs à ne pas faire. L’erreur est de penser que ce que font les autres ne nous concerne pas. Quand il font des erreurs, nous apprenons aussi.

Work In Progress

Il y a plein de choses à ne pas faire mais je vais éviter de tout raconter, histoire de ne pas trop en dire. Par exemple, penser qu’en vendant moins cher des jeux de qualité égale va massacrer le marché. Je vais être clair avec vous : ça ne marche pas !

Franck pour Frelon-K Games

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