PS : c’est moi sur la photo.

Il faut que je fasse le vide dans ma tête. En vrai, c’est pas terrible ce que je suis en train de dire, mais je me suis lancé dans une opération qui consiste à virer les toxines de ma vie et de mon corps. De ce fait, je vous délivre ce petit hors-sujet histoire de faire vivre ce blog. La raison à cela est qu’il n’est pas question que je travaille, et ce jusqu’à nouvel ordre vu mon état émotionnel actuel.

Comme vous le savez, je suis très doué pour le travail, mais je paie cela avec une santé mentale qui laisse à désirer et une très mauvaise gestion des émotions. Le contact que j’entretiens avec mes deux parents n’est déjà pas terrible, mais l’amour est sans contexte mon point faible. Sans vouloir exagérer, je déprime de la même façon que je l’ai fait durant mon adolescence merdique. Ce qui a commencé le 25 Mai 2016 s’est terminé le 26 Août 2019. Trois ans, trois mois, un jour. La bonne nouvelle, c’est que c’était ma première relation longue et saine (et peut-être la dernière…). La mauvaise, c’est que la rupture qui s’en est suivie est d’un tout autre niveau que celles que j’ai encaissées jusqu’alors. C’est insupportable.

Je n’ai vraiment pas envie de recommencer une dépression, mais mon émotivité n’était pas d’accord avec ça. Par conséquent, mon corps et mes pensées se sont mis à réagir n’importe comment. Et je ne vous cacherai pas que ce cirque est loin d’être terminé. Hier soir, j’ai eu l’impression que je ne sais quelle divinité a eu l’idée brillante de me dire “ouvre grand ta gueule, j’ai pris toutes les émotions négatives qui existent dans Psychologies Magazine et je vais te les enfoncer bien au fond de ta gorge”. J’étais heureux. Puis j’ai pleuré. Puis j’ai ri. Mes nerfs en feu. Je ne maitrise plus rien. L’espace de trois secondes, l’idée est entrée dans ma tête de laisser tomber le jeu vidéo, en plus de tout laisser tomber. A tel point que j’ai du me résigner à me poser la question : “Est-ce que je détruis mon travail, backups incluses ?”.

Je vous rassure, je ne l’ai pas fait. La raison a voulu que je débranche le serveur pour m’éviter de faire une connerie. L’émotivité n’a pas été contente, surtout que la mienne gueule très fort. Je ne sais pas si je serai capable d’être en couple une fois de plus. D’abord parce que je ne tiens pas du tout à enfanter, ensuite parce qu’à part baiser et se cajôler, ça ne sert absolument à rien. Se soutenir ? S’entraider ? Pas besoin d’être en couple, on peut très bien être potes. La raison et l’émotivité se sont mis d’accord sur un point au moins. Peut-être que je suis asexuel, ou quelque chose dans le genre. Peut-être que je n’ai pas besoin d’amour proprement dit mais simplement de douceurs. Si j’ai une vie sexuelle de Japonais, peut-être que ça veut dire que je ne suis pas fait pour ça et que je dois continuer à fap fap sur des sites Pegi 18 et des HRPG merdiques.

Il se passe beaucoup trop de choses en trop peu de temps, et je n’arrive pas à tout contrôler. Par exemple, cette nuit, je me suis réveillé à quatre heures du matin pour écouter de la musique extrêmement triste. C’était très intelligent putain. Un conseil, ne faites pas ça, surtout si vous êtes en pleine digestion de rupture. Alors, quoi ? Hier, l’émotivité et la raison se sont encore mis d’accord sur un point. La raison avait décrêté que je devais arrêter les achats compulsifs mais l’émotivité a voulu accorder une exception à Super Neptunia RPG. L’exception a donc été faite.

Aaaaah, Neptunia, une franchise qui a changé ma vie, en bien qui plus est. Bénie soit la Japonaise qui a eu l’idée de cette franchise. En fait, je connaissais ce jeu depuis que je tenais Frelon Khaos, un site dans lequel j’entreposais mes textes extrêmement violents et qui a fini par se faire censurer dans tous les pays. J’aime Nep-Nep. Elle a “neppé” pas mal de mes idées noires. Elle ne baisse jamais les bras, elle est drôle, et surtout, c’est une fille qui malgré une mentalité de gamine est toujours ultra-positive, quelque soit l’ampleur des merdes qui arrivent. J’essaie de suivre son leadership, à cette protagoniste des protagonistes. Même si ce n’est pas une fille réelle, même si c’est juste un jeu, cela me donne de la… force. Force qui est bien réelle.

J’ai éteint mon téléphone portable, temporairement. Comme dit précédemment, j’ai besoin de me débarrasser des toxines qui polluent mon corps. Partiellement parce que j’ai terminé le bouquin de Marie Kondo. Je sais que je finirai par rallumer ce téléphone, mais pour le moment, j’ai des problèmes extrêmes qui nécessitent des solutions radicales. Une désintoxication massive. Curieusement, avoir éteint mon téléphone me libère plus qu’autre chose et me fait réaliser qu’on est maladivement accroché à la technologie, à un degré effrayant pour quiconque accepte de s’en rendre compte.

J’ai également parlé à ma plante grimpante. Elle est devenue gigantesque. J’ai senti qu’elle m’a écouté, j’ai pu sentir sa réponse, mais je n’ai pas réussi à la décrypter. J’aime ma plante grimpante. Elle me tient compagnie et subit mes sautes d’humeur et mes propos violents sans jamais broncher. J’en prends bien soin et l’arrose régulièrement.

Je ne sais pas ce que je peux dire de plus. Pour ce qui est de Last Neko, le travail reprendra lorsque le travail reprendra. Nul besoin d’en faire un cinéma. Les fichiers sont intacts, mais ma vie devient bordélique, il est l’heure de tout ranger et nettoyer avant de songer à repartir sur de bonnes bases.

A plus tard.

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